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Le marché du tourisme mondial en 2018

L’OMT (Organisation mondiale du tourisme) a recensé pas moins de 1,4 milliard de touristes en 2018, soit une croissance de 6 % sur un an, la deuxième plus forte progression du tourisme mondial depuis 2010. Ainsi, après une bonne année 2017, 2018 aura été une nouvelle année faste pour le tourisme international. Par ailleurs, ce taux de croissance est également nettement plus fort que celui de la croissance économique mondiale de 3,7 %.

A part les années de crise économique profonde (comme sur la période 2008-2009) ou de tensions diplomatiques majeures (comme après les attentats du 11 septembre 2001), le tourisme international affiche chaque année une croissance marquée. Le cap du milliard de touristes a été franchi en 2010. Et les prévisions sont au beau fixe : l’OMT prévoit 1,8 milliard de touristes internationaux en 2030 sur la base de la tendance affichée pour la période 1995-2010.

L’Europe reste la première destination touristique mondiale. Avec 713 millions d’arrivées en 2018, la zone Europe a enregistré un taux de croissance équivalent à la moyenne, de 6 % en 2018. L’observation des taux de croissance par région montre que le Moyen-Orient a enregistré la plus forte progression avec une hausse de 10 % de sa fréquentation touristique (avec 64 millions de touristes), suivi par l’Afrique qui a enregistré une hausse de 7 % (67 millions de touristes). En dépit de progressions marquées, ces deux régions restent loin derrière les principales destinations touristiques. Les Amériques ont enregistré 217 millions de visiteurs : malgré une baisse sensible des arrivées de touristes dans les Caraïbes (-2 %), à cause notamment de l’ouragan Irma fin 2017 / début 2018, la zone affiche tout de même une croissance de 3 % en 2018. Quant à l’Asie, elle a reçu 343 millions de touristes, soit une hausse de 6 %.

Les perspectives pour 2019 sont moins encourageantes face au ralentissement de l’économie mondiale, le Brexit et les tensions commerciales : l’OMT annonce une augmentation plus modeste de 3 % à 4 % des touristes internationaux.

Le parc hôtelier français

Au 1er janvier 2019, le parc hôtelier français est composé de 17 949 hôtels pour un total de 654 219 chambres. Au 1er janvier 2014, près de 12 224 hôtels étaient déjà classés selon le nouveau classement en vigueur (2012). Ainsi, le parc hôtelier français comptait près de 17 140 hôtels pour un total de 627 313 chambres. Le parc hôtelier a donc enregistré une hausse nette de près de 809 unités en 5 ans. Ce chiffre peut cacher de fortes disparités puisque beaucoup d’établissements ont dans le même temps disparu par faute de repreneurs ou par manque de moyens pour les rénover et / ou les mettre en conformité aux normes de classement et d’accueil. Néanmoins, la croissance du parc hôtelier sur cette période indique que les créations et extensions ont partiellement compensé les disparitions de chambres.

A noter qu’entre 2018 et 2019, le parc hôtelier a perdu 130 adresses, tandis que le nombre de chambres a lui légèrement progressé de 0,2 %. Ainsi, la tendance à créer des hôtels en ville, souvent sous enseigne, de capacité plus grande et la fermeture de petites unités peuvent concourir à expliquer ce phénomène.

Selon les dernières données officielles de l’Insee, si l’hôtellerie de chaînes ne représente que le cinquième des hôtels, elle cumule toutefois près d’une chambre sur 2 dans l’hexagone. Affichant une taille moyenne plus élevée et une implantation en périphérie de grandes villes, les hôtels de chaînes affichent de meilleurs taux d’occupation que les indépendants, supérieurs de 10 points en moyenne : soit 66,6 % en 2017, contre 56,4 % pour les indépendants.

La capacité moyenne des hôtels français s’élève à 36 chambres par hôtel en 2019, contre 37 en 2014. En moyenne, les hôtels de chaînes sont trois fois plus grands que les indépendants : 82 chambres contre 25.

La fréquentation hôtelière

En 2018, la fréquentation dans l’hôtellerie a augmenté de 2,4 % (soit 5 millions de nuitées supplémentaires), malgré la concurrence des hébergements individuels proposés par des particuliers via des plateformes internet. Ce dynamisme est exclusivement lié à la clientèle étrangère, dont les nuitées ont augmenté de 7,6 %. La clientèle étrangère en hausse a compensé le recul de la clientèle française (- 0,6 %). Hormis les touristes belges, toutes les clientèles européennes sont venues plus nombreuses dans les hôtels français en 2018. Les plus fortes croissances de nuitées supplémentaires sont celles des clientèles italiennes (+13,2 %), espagnoles (+11 %) et allemandes (+9,4 %). Les touristes britanniques sont également venus plus nombreux en 2018 (+5,8 %) : ils représentent toujours la première clientèle étrangère des hôtels en France. Après une année 2016 en retrait, la clientèle chinoise revient progressivement dans les hôtels (+5,8 % en 2018). Toutes les catégories profitent de cette embellie, mais les hôtels haut de gamme et luxe en particulier.

L’hôtellerie française a enregistré un net rebond de sa fréquentation sur les 2 dernières années (2017 – 2018). Après avoir souffert en 2016 d’une conjoncture nationale marquée par les attentats à Paris puis à Nice, et un taux d’occupation le plus bas de la période observée (2014 – 2019), la fréquentation est en progression sur le plan national, avec un taux d’occupation qui repasse au-dessus de la barre des 60 %. Ainsi, en 2018, l’hôtellerie française a enregistré un taux d’occupation de 62,5 % toutes catégories confondues. Considérée comme une année record du point de vue de la fréquentation, l’année 2018 a pourtant apporté son lot de contrariétés aux hôteliers, tels que les mouvements sociaux d’Air France, de la SNCF, l’attentat du marché de Noël de Strasbourg et des « gilets jaunes » en fin d’année. En dépit de ce contexte, les aéroports de Paris ont enregistré un trafic record de près de 105 millions de passagers en 2018.

A noter que l’hôtellerie classée 1 étoile présente des taux d’occupation légèrement supérieurs à la moyenne pour la période observée, sauf pour l’année 2018, où son taux d’occupation repasse en-dessous des 60 % et ne profite pas de l’embellie du tourisme en 2018. Les autres catégories enregistrent des progressions de taux d’occupation de l’ordre de 2 à 5 pts. C’est l’hôtellerie haut de gamme et luxe qui enregistre les meilleurs performances, avec des taux d’occupation proches de 65 à 70 %. Le nombre de nuitées progresse respectivement de 5,9 % et 6,0 % dans les hôtels 4 et 5 étoiles.

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