Parlons ensemble de votre projet : Appelez-nous au + (33) (0)6 72 42 64 65

En 2013, les 650 Spas recensés dans les hébergements marchands français généraient près de 450 millions de recettes et recevaient environ 6 millions de clients.
Si 2015 laissait présager une baisse des recettes enregistrées dans les Spas, notamment suite à la baisse de fréquentation enregistrée à Paris après les attentats de novembre, force est de constater qu’il n’en est rien. En effet, les Spas hôteliers ont enregistré un taux de croissance de leur chiffre d’affaires de + 4 % par rapport à 2014.

Selon Stéphanie Rychembusch, Directrice de SRHC Hospitality Consulting : « Alors que le tourisme français montre des signes de faiblesse suite aux attentats de Paris et Nice, le tourisme de bien-être s’affiche comme une filière résiliente, voire « refuge » face à la morosité ambiante, poussée par la recherche de sécurité, de bien-être par l’eau et la croissance des maladies dites de civilisation (surpoids, stress, dépendance digitale, …). D’ailleurs, de nombreux hôtels avec Spas, thalassos et centres thermaux afficheront une fréquentation croissante en 2016, à l’exception de ceux situés en Ile-de-France et en PACA. »

Une clientèle locale de plus en plus utilisatrice des Spas d’hôtels et qui permet de désaisonnaliser l’activité

Tandis que Paris et la région PACA sont les secteurs les plus impactés par la baisse de fréquentation hôtelière, depuis fin 2015, et donc par une baisse corollaire des clients hébergés se rendant au Spa, l’ouverture de plus en plus grande des Spas d’hôtels aux clients externes a permis de compenser la relative baisse de recettes provenant de la clientèle hôtelière. D’une manière générale, la part de clientèle externe a atteint 52 % des clients reçus dans les Spas en 2015, contre 41 % en 2011, témoignant d’une commercialisation accrue du Spa auprès des habitants de sa zone de chalandise. Cette part atteint même 59 % dans les zones urbaines, contre 41 % en moyenne pour les autres zones (littoral, montagne ou campagne). La présence de cette clientèle permet de remplir les périodes et saisons creuses, en complément de la clientèle hôtelière.

A noter que la clientèle reste majoritairement féminine, à 65 % : un chiffre stable depuis 2012. Quant à la clientèle étrangère, sa part est en baisse ces dernières années sous l’action conjointe de l’ouverture des Spas aux clients externes et à la baisse de fréquentation étrangère enregistrée dans les hôtels haut de gamme français.

Les soins visages progressent et gagnent des parts de marché face aux soins corps

Si l’on a coutume d’entendre que les massages représentent de 70 à 80 % des soins vendus dans un Spa, leur part commence à diminuer au profit des soins visage. Ainsi, en 2015, ces derniers représentent désormais 18 % des soins vendus, contre 12 % en 2012. Les soins duo sont également en forte progression, selon les Spa Managers interrogés.

Pour Stéphanie Rychembusch : « La modification de la répartition des soins vendus au profit des soins visage s’explique par la combinaison de plusieurs phénomènes, d’abord une sensibilité accrue des clients sur les bienfaits des soins visage et la recherche de résultats immédiats et visibles ; ensuite, des protocoles de soins visage plus orientés vers la détente, la sensorialité et présentés comme des « massages » du visage. Par voie de conséquence, le chiffre d’affaires retail augmente en 2015 et atteint désormais 12 % des recettes, contre 9 % auparavant. »

Les chèques et bons cadeaux en ligne boostent la consommation de soins vendus

Les soins vendus via les chèques ou bons cadeaux dopent les recettes des Spas hôteliers. Leur part ne cesse de progresser et représente désormais 18 % des recettes, contre seulement 8 % en 2012. « La digitalisation de ces ventes via les plateformes de bons cadeaux et directement via le site Internet de l’hôtel contribue largement à expliquer ce constat » explique Stéphanie Rychembusch.

Le prix moyen soin poursuit sa baisse en 2015 et atteint 83 € en moyenne, contre 89 € en 2012. A noter que, depuis 4 ans, la hausse du volume de clients / soins parvient à contrebalancer cet effet-prix négatif puisqu’il en résulte une croissance des revenus, année après année, pour les Spas de notre échantillon.

© 2016 – SRHC │ Hospitality Consulting – www.srhconsulting.fr – stephanie@srhconsulting.fr

Laisser un commentaire

Fermer le menu